Lumière sur Julien Hébert, pionnier du design québécois

Alors que Montréal se prépare à célébrer le cinquantenaire d’Expo 67, un livre, paru aux Éditions du passage, s’intéresse au créateur de son symbole considéré comme le père du design québécois.

Peu à peu, notamment grâce à la nouvelle section des Arts décoratifs et design du Musée national des beaux-arts du Québec, une histoire du design québécois s’esquisse. Martin Racine, professeur et directeur du programme d’études supérieures au département de design et d’arts numériques de l’Université Concordia, contribue à cette prise de conscience tardive de l’héritage des pionniers d’un design qui s’affirme de plus en plus au Québec, mais aussi timidement à l’étranger.

La monographie « Julien Hébert, pionnier du design moderne au Québec », paru tout récemment aux Éditions du passage, est l’un des premiers pavés de la voie vers la mise au jour de ces designers inspirants pour les créatifs d’aujourd’hui. Julien Hébert (1917-1994), artiste et designer, fait partie de ceux qui ont contribué à l’émergence du design au Québec que ce soit pour le mobilier, l’aménagement intérieur, le graphisme ou l’art urbain. C’est à lui que l’on doit notamment les murales du métro Place-Saint-Henri.

L’ouvrage, abondamment illustré, sort des archives des meubles modernes intelligemment pensés. Certains, à l’image de la fameuse chaise longue en aluminium « Contour », sont connus de la profession alors que d’autres sont tombés dans l’oubli. Un premier chapitre de l’histoire du design québécois prend forme. Il reste encore d’autres noms, tel que Jacques Guillon, à tirer de l’ombre, et peut-être, à l’exemple des Scandinaves et de certaines marques d’ici, à rééditer.

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